La desserte ferroviaire de la vallée de la Thur va de mal en pis. Le tram-train qui devait redynamiser le transport collectif et prendre des usagers à la route est devenu, au fil des semaines, un véritable fiasco. Que l’on ne nous fasse pas croire que les dysfonctionnements observés sont « naturellement » dus aux inévitables rodages de mise en route. Ce même matériel circule à Bondy, dans la banlieue parisienne, depuis quatre ans et des essais sur site se sont déroulés durant six mois. En réalité, ce qui se passe actuellement, c’est la réalisation de ce que craignaient ceux qui ont élaborés et votés le schéma directeur de 1995 dans le cas où serait mis en place sur cette ligne à voie unique un système tram-train. Pour cette raison ils l’avaient sagement écarté de leurs recommandations.
Nous avons donc la preuve éclatante aujourd’hui que le tram-train aura été une mauvaise solution là où n’existait pourtant aucun problème majeur, mais seulement une ligne ferroviaire qui ne demandait tout simplement qu’à être modernisée.
Depuis la mise en place de ce Drame-train, les usagers souffrent. Durement. Certains risquent leur emploi et ce n’est pas acceptable, pas tolérable alors qu’existait, avant la mise en service de cette catastrophe roulante, une desserte, certes avec ses imperfections, mais qui satisfaisait cependant le plus grand nombre : ceci pour répondre au président de la M2A, qui, le 11 décembre 2010, jour de l’inauguration, déclarait, espérant ainsi avoir le sens de la formule qui ferait date : « Il vaut la moitié de quelque chose que la totalité de rien »; « ce quelque chose », précisément, qui a mis à mal et désorganisé ce qui existait !
Ce cauchemar n’a que trop duré et il doit maintenant cesser. Pour Thur Ecologie et Transports, les TER tels qu’ils circulaient entre Kruth et Mulhouse avant le 12 décembre doivent être remis sur les rails afin de stopper cette descente vertigineuse vers le chaos total.
Face à ce qui arrive, à chacun de prendre ses responsabilités ; nous, nous prendrons les nôtres qui sont de défendre coûte que coûte un service de transport public de qualité.